De nombreuses boutiques Orange ont été vandalisées, ce 17 octobre, dans toute la France :
– Marseille (Saint-Ferréol, Joliette, Saint Barnabé),
– Saint-Étienne (Grande Rue),
– Grenoble (Grenette),
– Lyon (République),
– Rennes (Nemours),
– Bordeaux (Sainte-Catherine),
– Montpellier (Triangle)
– Paris (Les Halles, Bastille, Rambuteau, Alésia),
– Rouen (Palais),
– Nantes,
– Tours,
– Lille,
– Toulouse (Alsace Lorraine)
– Ambrieu-en-Bugey (01)
– Venette (60)
– Annemasse
– Villeurbanne
– Limoges,
etc.
Par chance, aucun de nos collègues n’a été touché malgré une régression des mesures de sécurité dans les boutiques au nom de la réduction des coûts voulue par la nouvelle Direction.
La CFE-CGC Orange entend apporter son soutien à nos collègues dont la vie et la rémunération vont être perturbées.
La CFE-CGC Orange condamne l’attitude de la Direction Générale qui méprisante, refuse le dialogue social pour mettre en place les mesures préventives et réparatrices.
De plus dans ces villes et des dizaines autres, des équipements télécoms ont été saccagés.
La colère de nos concitoyens est immense et légitime. Chacun a le droit de vivre dignement.
Le pillage des richesses produites par quelques-uns est inacceptable.
La Direction d’Orange en est le triste exemple : triplement de la rétribution de la nouvelle DG par rapport à l’ancien PDG à plus de 5 millions d’euros annuels, centaines de millions d’euros d’actions gratuites distribuées en 5 ans à quelques centaines de cadres dirigeants depuis son arrivée. Pain sec pour les augmentations des dizaines de milliers de collaborateurs depuis 4 ans.
Pour autant rien ne justifie que quelques autres profitent des manifestations populaires pour organiser le déchainement de violence auquel nous avons assisté.
Nos pensées vont aux milliers de commerçants et à leurs salariés qui ont vu leur outil de travail détruit par des hordes de sauvages ainsi qu’aux forces de l’ordre qui ont passé une soirée et une nuit très difficile, et leur famille dans l’angoisse.
Nous apportons notre soutien à tous les limougeauds dans le choc de la destruction de leur Hôtel de ville et de son beffroi, symbole de notre République.
Comme Notre-Dame, que les moyens soient mis en œuvre pour les reconstruire à l’identique.
Nos gouvernants se sont avérés incapables d’assurer à nos concitoyens la sécurité de leurs biens.
Il est temps de repenser une politique de justice sociale qui garantisse à tous sa sécurité et celle de ses biens.
Les dirigeants politiques et économiques de notre pays doivent enfin comprendre que les politiques de délocalisation et de sous-traitances à outrance sont le terreau du désespoir et de la violence.
L’Arcep au mépris de la Loi sur les Télécoms, faisant d’elle la garante de l’emploi, a autorisé la délocalisation de 25 000 emplois dans le secteur des télécoms, créant par la même 25 000 chômeurs dont une partie a dû faire le choix de basculer dans la délinquance pour survivre. Les événements de Marseille (tirs à balles réelles sur le bâtiment d’Orange en plein quartier du deal), l’année dernière nous l’ont rappelé.
La CFE-CGC Orange revendique un emploi décent pour chacun. Elle réclame le retour de tous les emplois de service (comme les centres d’appels) sur le territoire national. Elle demande un juste partage de la valeur créée entre les salariés et les actionnaires.
