<p> <strong>Le Préavis de grève déposé par la CFE CGC : <br /> </strong>"Notre entreprise connaît un mouvement de restructuration sans précédent alors que les dividendes versés cette année à nos actionnaires franchissent un plafond historique avec 3,2 milliards d’euros de dividendes distribués, sans que par ailleurs, ces versements babyloniens confortent significativement le cours de l’action. </p> <p> Sans aucune négociation avec les partenaires sociaux, ni même information réelle et précise aux institutions représentatives du personnel (CE, CHSCT) concernées, la direction de l’entreprise procède à des suppressions massives d’emplois, à des fermetures en nombre de services et de sites, à des pressions constantes et douloureuses sur les salariés pour obtenir des déqualifications, des démissions ou des mobilités forcées. Parallèlement, le recours, à la sous-traitance, l’intérim, les délocalisations est en progression constante. </p> <p> L’État, rappelons-le, reste le 1er actionnaire, avec 32,5% de participation. Il est également, le 1er employeur avec un personnel en France composé de 70% de fonctionnaires. L’État demeure l’un des premiers régulateurs du marché très encadré des Télécoms. </p> <p> Malgré cette position tout à fait centrale dans l’organisation de cette entreprise, L’État français ne se sent aucune responsabilité dans l’actuelle restructuration où 22 000 suppressions d’emploi sont en train d’être réalisées en France alors que des milliers de recrutements sont annoncés en Égypte, au Maroc et en Inde ! Il n’oublie pas en revanche de percevoir cette année 1 milliard d’euros de dividendes en tant qu’actionnaire principal. </p> <p> Devant la gravité de la situation, la CFE-CGC de France Télécom dépose un préavis de grève pour le 31 mai 2007 et appelle l’ensemble des salariés et fonctionnaires, cadres et non cadres à participer massivement à la journée unitaire de mobilisation". </p>

